Tournant
C'est comme ça chaque fois, arrive la fin d'un mois et je ne peux faire autrement que dresser un bilan des jours écoulés. Et c'est encore plus flagrant quand on sort de l'hiver et qu'on se dirige vers les soi-disant "beaux jours".
Le mois de mars arrive donc à sa fin et, avec lui la perspective des températures que je supporte de moins en moins, accentué par les hordes de gens qui sont heureux de les retrouver à une époque où l'on devrait s'en inquiéter. Quand on vit des vingt degrés avant même que le printemps ait annoncé son retour, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas et qu'on va dans le mur. Et pas de "oui, mais il faut profiter, voir le positif". Non.
Sur le plan sportif, alors que j’avais repris progressivement la course après plus d'un mois d'interruption, par courtes de sessions de cinq, six, puis dix minutes pour que le ménisque réapprenne à encaisser, je viens d'être coupé dans mon élan par un mal que je n'avais jamais connu jusque-là : la lombalgie.
Bloqué, coincé, chaque petit mouvement anodin est un calvaire et m'arrache des grimaces de douleur. Repos forcé, anti-inflammatoires costauds, décontractants musculaires, séances de kinésithérapie, je deviens une pharmacie ambulante. Et comme je dois rester au repos, je serai amputé d'une journée de salaire plus dix pour cent de la suivante, c'est beau comme une double peine.
Je n'ai même pas pu profiter de ces jours, coincé dans ma chaise de bureau (l'un des seuls endroits avec le lit où je ne souffre pas une fois que je suis bien calé), pour reprendre la suite de mon roman. Le projet est pourtant bien avancé au niveau de sa structure, mais j'ai du mal à m'y remettre. L'attente des réponses des éditeurs pour Le Phare doit peser. Même cette anonyme qui avait entrepris de me relire sur un forum n'a pas donné signe de vie depuis le 7 février. Ses commentaires impitoyables mais pourtant justes étaient pourtant bien utiles, contribuant à une remise en question bienvenue.



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