L'abandon, la construction et l'inévitable conclusion
5 août Quand je vois que, ce matin, après seulement trente-cinq minutes de course (à une allure encore très moyenne pour le dire gentiment), j’étais épuisé, je m’inquiète un peu pour le semi-marathon début octobre. Il reste encore beaucoup d’étapes à franchir et les douleurs ne se décidant pas à me laisser tranquille, ma progression est sans cesse repoussée. Ça tourne à l’obsession, chaque sortie, chaque pas, tout est scruté, analysé, alors que j’ai couru l’esprit complètement libre pendant de si nombreuses années. Quand j’avise l’origine de la blessure, l’ego et l’excès de confiance en soi, une seule fois, sur une seule sortie, c’est vraiment très cher payé. J’en suis à dix mois de convalescence et j’ai la tête qui explose à certains moments. Je me sens parfois découragé, j’envisage de complètement arrêter plutôt que de continuer à lutter (comme un collègue qui a subi la même blessure que moi, il est passé au vélo à 100 %). Et pourtant, je m’entête, je respecte scrupule...









