Amsterdam

 11/04/26

Départ pour Amsterdam. Deux trains, la Cour des Miracles des gares, du sandwich Paul… Premier constat, le confort des voitures s'est considérablement dégradé.

La valise légère, un seul livre, un peu de relecture des premières pages de "Jamais vraiment seul", on part pour se changer les idées, adios la routine.

Du côté du dos, la dernière gêne semble sur le point de disparaître. Par contre, les 15 minutes de course de lundi dernier ont laissé leur marque durable sur le genou. Pas de nouvelle course avant samedi prochain, ce sera piscine au retour d'Amsterdam.


Paul, fournisseur de sandwichs qui cassent la mâchoire depuis...







12/04/26

Alors, parlons un peu du vélo à Amsterdam : des pistes comme des boulevards, une circulation respectueuse et bien intégrée. C'est un véritable plaisir, si ce ne sont les vélos loués à l'hôtel qui sont plutôt médiocres.

Le marché aux puces de Ij-hallen était gigantesque et très fourni, mais on a un peu fatigué sur la fin, précipitant notre sortie.

Au profit du Straat Museum, sur les arts de la rue. Sis dans une ancienne usine, le cadre était idéal pour admirer des pièces monumentales.

Et la ginger beer, c'est la vie.




Le passage en ferry (gratuit) avait quelque chose de magique à chaque fois












C'est aussi peu bon que ça en a l'air



13/04/26

Rijks Museum

Tant d’œuvres, tant de tableaux, de sculptures, de meubles. Rien qu’à l’étage qui couvre les années 1650 à 1700, alors que nous étions des milliards de moins sur Terre, que ces œuvres prenaient forcément des semaines, des mois, voire des années pour certaines, à réaliser, la question de l’art, du temps consacré à sa production, avec les contraintes que l’ont suppose, est plus que jamais prégnante. 

Le vertige et l'ennui. Comment les musées provoquent à la fois le vertige, devant tant de beauté, de talent, d’histoire(s), mais aussi cet ennui qui finit toujours par survenir. Trop de monde, trop d’œuvres, de choses à lire, à appréhender. Au bout de 3 h 30 de piétinement, on rêve de pouvoir s’asseoir et changer d’air.





Avoir la tête dans le cul, allégorie

Sûrement une clé antifasciste


Les soirées jeu de rôle, ça avait de la gueule à l'époque


14/04/26

Après la relative déception du Moco Museum : Très surfait, cher et minuscule. Pour ne pas avoir l’impression d’avoir perdu notre journée, on a loué des vélos et foncé vers l’Eye, le musée sur le cinéma. Superbe, intéressant et plein d’expériences interactives, on a adoré. Il aura eu la particularité de susciter l’envie de voir « Il était une fois dans l’ouest ». Bel exploit.

On s’est ensuite mis en quête de bitterballen, une spécialité du coin. Après deux échecs, et la ville sillonnée dans tous les sens, on a enfin pu en savourer. 

Le bonheur, c’est parfois simplement de partager une gourmandise avec celle qu’on aime. On touche parfois ces moments du bout du doigt pour ne les voir nous échapper que trop vite. D’où cette propension à vouloir les réitérer trop souvent ?

Et il était déjà l’heure de rendre les vélos.

Pause au Vandelpark et finish au restaurant coréen, à nouveau dans le quartier rouge.

Une Ouette d'Egypte



Oui, cette oeuvre s'appelle "David19"










15/04/26

Musée Van Gogh

Petite déception, je ne suis pas particulièrement fan de l’artiste, mais suffisamment curieux et conscient de son importance que passer à côté de ce musée aurait été une erreur. Le musée est somptueux, la muséographie intelligente et fluide, mais le concept monoartiste, malgré quelques œuvres de ses contemporains, ainsi que la surpopulation d’Instagrameurs en mousse m’ont un peu gâché l’expérience. 

7 personnes assises dans le train, 5 sont pendues à leur téléphone. Marion crochète, je lis et j'écris au stylo. Ainsi va le monde en 2026. Commentaire de vieux, empêtré dans ses habitudes trop tenaces, dans une relative posture de résistance (is it futile ?).

Gros retour sur l'art pictural, figuratif ou non, pendant ces 5 jours. Tout est sujet à observation, sensation, analyse plus ou moins pertinente, éminemment subjective et engendre des discussions toujours enrichissantes.

Au passage, je découvre la plume d'Alastair Reynolds, auteur de SF contemporain (La saga des Inhibiteurs). Le recueil de nouvelles que j'ai entamé, et partiellement dévoré, est d'une majesté et d'une richesse incroyable. C'est cette SF humaniste et aux dimensions cosmiques que j'affectionne tant. Des histoires qui repoussent les limites de la vie humaine, proposent des perspectives inattendues et retournent le cerveau. Fun fact, au bout de quelques paragraphes de "Bleu Zima", je visualise des images qui me rappellent curieusement quelque chose. Une rapide recherche me permet de confirmer mon intuition : cette nouvelle a fait l'objet d'une adaptation sur Netflix dans la série "Love, Death + Robots".

De quelle malheureuse uniformisation des grandes villes européennes avons-nous été témoins. Des enseignes qui s'alignent, identiques à celles de Paris, Londres, Reims, Toulon, Toulouse, Touloume… Alors que s'immerger dans une ville nouvelle, c'est rechercher l'altérité, guetter les différences, les particularités. L'exercice n'en devient finalement que plus difficile, mais aussi plus enrichissant pour celui qui se donne la peine. J'avais déjà noté cette tendance il y a 12 ans à Londres, mais c'est encore plus flagrant aujourd'hui.




Mac Kinsey avait déjà frappé




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