L'obsession, la construction et le retour de deux sorties hebdomadaires

J’ai déjà parlé de notre voyage à Amsterdam, de la visite du Straat Museum et combien j’ai été estomaqué par les monumentales œuvres que j’ai vues là-bas. Mais une m’a particulièrement marqué là-bas, et notamment à cause au détail ci-dessous (enfin, détail, les 2/3 de l’ensemble quand même).


 Il m’a semblé capturer en une image l’idée que je me fais d’une couverture du Phare tel que je le conçois, un récit où un vieil homme perdu navigue en eaux troubles avec le sentiment que seul ce bâtiment, dans sa singularité, lui apportera les réponses qu’il cherche.


Je suis passé à la phase plan/construction de la prochaine nouvelle que je voudrais écrire. J’y retrouve un peu le même phénomène qu’à l’orée des vacances : c’est le moment des possibles, où tout est encore vierge et le plaisir est relativement immédiat. La difficulté consiste à ne pas dessiner un plan dont la construction sera décourageante parce qu’on a surestimé ses forces. C’est en ça que la nouvelle constitue en ce moment l’idéal pour me faire la main : des objectifs plus resserrés, des histoires plus épurées et un élément que j’adore : les twists finaux. 
Je dois admettre que c’est quelque chose que j’adore lire et, par conséquent, que j’aime écrire. Je ne prétends avoir les meilleures idées ni savoir les exécuter correctement, mais c’est clairement ce que j’apprécie. 

Quelques jours après avoir écrit les lignes au-dessus, j’ai déjà une première partie qui se construit et j’aime bien la tournure que ça prend pour le moment. J’ai décidé de travailler de façon plus méthodique pour cette nouvelle, en avançant par petites touches, relecture, correction immédiate, réécriture, élagage, avant d’aller plus loin. Je ne vise pas un texte trop long, sûrement du même acabit que Les Chemins de Branto, mais je veux être attentif à ce que j’estime être les points forts de la nouvelle dès le début et pas me retrouvé submergé de contradictions ou d’impossibilités à la fin.

Enfin ce matin a marqué le retour de la deuxième sortie de course hebdomadaire. La première fois depuis février et je ne peux pas encore que ça fait un bien fou, étant donné que je n’en connais pas encore les conséquences sur mon ménisque, verdict vendredi. Et je suis toujours sur une allure d’une lenteur décourageante, alors que, dès que je me perds dans mes pensées, mon corps tend à accélérer naturellement. Je ne le laisse pas faire pour éviter de cramer ma trop longue convalescence en une sortie, mais la frustration est au rendez-vous. Seul point positif : si je tiens le cap, je vais pouvoir m’inscrire à la Foulée des Sacres en juin prochain. Dix kilomètres, sans objectif de temps, ce n’est pas énorme, mais ça signera mon retour à une certaine normalité.



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