Le contrat, s'ouvrir à l'histoire, la reprise
11 juin
Le genou, la course, l’écriture, l’attente pour Gael, ça tourne un peu en boucle dans mon esprit. Je ne suis pas certain d’avoir des choses pertinentes, originales ou avec une perspective spéciale à proposer, mais je pense que c’est le contrat ici.
La vie banale d’un cinquantenaire. J’en tais volontairement des pans entiers, moins intéressants, plus intimes. Je pourrais parler de films, de séries, de musique, mais ce blog n’a pas vocation à être une annexe de senscritique.com et consorts.
Je pourrais parler de ces années à jouer à Counter Strike 1.6 avec les ~T&R~, des mille heures passées sur Starcraft 2 avec, à la clé, un niveau toujours très moyen.
Ça arrivera peut-être, c’est déjà arrivé pour des œuvres qui m’ont particulièrement marqué à un moment donné de mon existence.
Je pourrais parler de mon amour inconsidéré pour Depeche Mode, de la difficulté de se positionner quant à l’œuvre de Morrissey en 2026, de combien certains groupes ou certains artistes m’ont profondément marqué, de Nick Cave, aux Stone Roses, en passant par Vangelis, Supertramp ou encore Oasis.
12 juin
Après avoir ouvert le fichier d’Être & Pouvoir, j’ai finalement commencé à travailler sur une autre nouvelle. J’ai établi un plan, fait quelques recherches sur les noms, car cette prochaine histoire se déroulera dans l’Égypte antique. Et même s’il y aura une partie fictionnelle, il est quand même de bon ton d’avoir des noms qui sonnent et qui sont cohérents avec l’époque.
C’est une histoire que j’ai en tête depuis très longtemps, que j’ai étoffée l’hiver dernier et dont je vais commencer la rédaction dans les jours prochains. Elle a un côté un peu universel et devrait présenter quelque chose de plutôt tragique et profondément triste.
13 juin
Je viens d’aller récupérer mon dossard pour les dix kilomètres demain. Je suis aussi impatient qu’inquiet pour demain. En ce qui concerne la météo, bien que le départ soit prévu à 11 h, il ne devrait pas faire encore trop chaud. J’ai évidemment ressenti la joie de recevoir le fameux t-shirt offert, toujours trop petit en XL, et plus disponible dans les tailles pour ma corpulence. Vu le nombre de dossards délivrés, je sens que ça va être extrêmement dense au démarrage, comme l’année dernière. C’était problématique parce que je voulais absolument réaliser un temps en adéquation avec l’entraînement que j’avais suivi les semaines précédentes. Cette année, en mode convalescence, je vais juste me mettre en queue de peloton et dérouler ma foulée tranquille sans le stress de la performance.
14 juin
1 h 6, sûrement un de mes plus mauvais temps sur dix kilomètres, mais c’est terminé. D’une traite. Sous un soleil de plomb. Avec beaucoup trop de monde, et pas les plus attentifs aux autres. Le genou a hurlé au sixième kilomètre, mais ça n’a pas duré. Si je peux me satisfaire d’y être arrivé après des mois d’incertitude, celle-ci demeure toujours quand je constate dans quel état je me trouve cet après-midi. Le genou est raide et j’en suis réduit à attendre le verdict mardi matin pour savoir si je pourrai continuer mes entraînements mercredi.




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