Eteindre la colère, fin du cycle et l'ennui comme vertu
1er juillet
La colère, quand elle est subie, s’avère totalement contre-productive et finit par me mettre dans un état proche de la déprime.
La lente montée de la colère au fil des jours de juin m’a sidéré. Sans que je m’en rende compte, les articles de ce blog ont radicalement changé de ton et je ne m’en rends compte que maintenant.
Alors, quand survient une injustice flagrante à l’encontre de la personne que j’aime, dans un environnement dans lequel on devrait pouvoir évoluer sereinement et en confiance, c’est le point de rupture.
2 juillet
À me voir dans le miroir ce matin, je réalise qu’avec ma nouvelle paire de lunettes, j’en suis arrivé au point où je les porte à présent en permanence. Quand j’ai dû en chausser en 2020, c’était pour contrer les premiers effets de la presbytie naissante et ça n’était qu’à certains moments de la journée. Six ans ont passé et me voilà arborant ce stigmate de l’âge.
On dit souvent qu’on ne se voit vieillir que dans les yeux des autres.
Le rejet n’a pas besoin d’être exprimé verbalement pour être ressenti, remarqué. Parfois, les attitudes, les choix dessinent en creux l’envie, consciente ou non, de ne pas être partie intégrante d’un projet, d’un groupe. La douleur, elle, est bien réelle.
3 juillet
C’est la fin. Avant le début, le prochain.
Someone asked Claude:
"What has fundamentally changed the world for the worst without humans realizing it?"
Claude's response:
"The answer is the collapse of unstructured time — and specifically, what smartphones and algorithmic feeds have done to boredom.
For the vast majority of human history, boredom was not a problem to be solved. It was a cognitive state that forced the brain into a mode we now call the 'default mode network' — a kind of mental background processing where you consolidate memories, develop empathy by imagining other people's lives, generate creative ideas, and build a coherent sense of self.
When you stared out a window, waited for a bus, or sat quietly after dinner, your brain was doing some of its most important work. Boredom was, in a very real sense, the engine of the inner life."
En lisant les commentaires, alors qu’il est souvent recommandé de ne pas les lire, j’ai appris que, sans surprise, puisque c’est le principe même du fonctionnement des LLM, Claude avait tout piqué à Hartmut Rosa ou encore Byung-Chul Han (que je ne connaissais ni l’un, ni l’autre, soyons honnête).
Alors, oui, vive l’ennui , là où la colère n'a plus rien à quoi s'accrocher pour croître.




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