L'argent, le voyage raté et le point final
20 juillet
Il faut parfois en passer par là, les discussions houleuses et douloureuses. Se contrôler, ne pas dire des choses qui dépassent la pensée, qu’on pourrait regretter après, mais pour autant ne pas mentir, ne pas atténuer. Le chemin vers l’autonomie est long et compliqué, Gael ne contrôle pas ses dépenses et j’en fais souvent les frais après coup. Du haut de ses vingt et un ans, il réclame une certaine liberté, légitime, surtout après trois ans à vivre dans une autre ville, mais elle doit être assortie d’un minimum de sérieux.
Hier soir, nous sommes allés voir le dernier film de Christopher Nolan, L’Odyssée, son interprétation du célèbre ouvrage d’Homère. Je suis plutôt un inconditionnel de Nolan, Tenet, Inception, Interstellar, sa trilogie de l’homme chauve-souris, Memento, sont des films qui m’ont tous plu à des degrés divers, avec un scénario toujours prenant, des moments visuels assez bluffants malgré son goût prononcé pour les palettes de gris. Seul Oppenheimer manque sur la liste. Le propos ne m’attirait pas au départ et le pataquès fait autour du film m’a rendu méfiant, j’ai préféré attendre que ça retombe, tant et si bien que je ne l’ai toujours pas vu.
Tout ça pour dire que la déception est à la hauteur de mes attentes. Non pas que j’espérais voir LE film du siècle, mais il y avait à mon sens un minimum de choses que je m’attendais à voir. Je vais faire un copié/collé de mon post sur Geekzone :
Je sors de L’Odyssée et j’ai trouvé que c’était véritablement une purge. Il n’y a absolument aucun souffle épique, aucune incarnation divine (alors qu’il ne refuse pas la mythologie avec le cyclope ou Scylla), j’ai trouvé ça atrocement long. Pas un seul plan à sauver, tout est plat, lisse, sans personnalité.
Alors ça joue bien, Hathaway est superbe en Penelope, Damon est juste, Pattison détestable à souhait, reste juste Bernthal qui joue un peu la même partition que le Punisher en Ménélas, ça fait tache.
Les interventions divines cantonnées aux éléments déchaînés, mais sans véritable souffle ni présence particulière, c’est un choix que je ne comprends pas.
Le Cyclope est dégueulasse, Charybde inexistante et Scylla à se cacher de honte tellement c’est pauvre et mal fait, passons sur les sirènes réduites à de simples silhouettes dans la brume.
Je suis pourtant plutôt au rang des fans de Nolan d’habitude (j’ai aimé Tenet, vous pouvez me taper) parce qu’il y a toujours eu des moments « wow » que ce soit visuellement ou dans ce qu’il propose dans l’histoire, mais là rien. Alors on connaît l’histoire, donc pas de surprise de ce côté-là, même si la manière dont ça se déroule est plutôt bien faite avec les nombreux flash-back qui ménagent le suspense, mais il fallait alors lâcher les chevaux au niveau visuel. Mais non, franchement, j’aurais vu ça à la télé, ça n’aurait rien changé.
Déception/10
Si j’ai compris et apprécié la modernisation du propos, faisant passer la ruse du cheval de Troie comme le péché originel, précipitant la chute de la civilisation et l’errance d’Ulysse, il manque un véritable souffle épique qui est, selon l’essence d’une telle histoire. C’est dommage.
La nouvelle qui se déroule en Égypte est enfin terminée. Ce n'est pas exactement un premier jet, car chaque partie faisait l'objet de retouches et de corrections chaque fois que je m'y remettais. J'ai simplement mis un point final à la courte histoire. Elle portait initialement le nom de "L'affranchi" avant que mes recherches ne me fassent comprendre que cette vision des ouvriers égyptiens était obsolète. Elle s'appellera finalement "De la pierre au sable" et il s'agit d'une sorte de tragédie fantastique qui a pour décor l'Égypte antique. J'en suis relativement satisfait, même si, à ce stade, elle est encore largement perfectible. Le simple fait de terminer suffit parfois à provoquer ce genre de poussée d'autosatisfaction.



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