Préparation, le tournant brun et l'usage des phrases.
29 septembre
Le semi-marathon aura lieu dans deux semaines et je ne sais pas trop si je suis prêt. Après avoir connu un retour des douleurs à la suite d’une sortie « longue » il y a dix jours, je me trouve à nouveau dans une belle phase d’accalmie. La correction active de posture et le renforcement musculaire ciblé semblent faire son effet.
J’avais volontairement réduit ma dernière sortie de samedi (de 14 à 12 kilomètres) pour ne pas risquer une nouvelle blessure. Mais étant donné que j’entre à présent dans une phase d’affûtage, les sorties vont aller decrescendo. Je n’aurai pas fait plus de 12 kilomètres avant le semi, ce qui me fait un peu peur. Jusque-là, mon entraînement m’amenait toujours à seize, voire dix-huit kilomètres avant l’épreuve finale, confortant l’aspect psychologique et préparant le corps à encaisser un effort long (quand on a mon niveau, un semi-marathon, c’est plus de deux heures de course). Cette année, il va falloir faire confiance à mon expérience de plusieurs années et à un effort modéré pour tenir les sûrement deux heures vingt, deux heures trente visées. L’année dernière, j’espérais battre mon record personnel et descendre sous la barre des deux heures dix, mais cette année, je vais devoir faire preuve de prudence. Tout espoir de « record » est à remiser.
À 6′ 45″/km, j’arriverai en 2 h 22. Je compte partir sur cette allure et ajuster au long de la course, avec pourquoi pas du 6'30 ou 6'20 sur le dernier tiers si mon genou me le permet.
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| Comment ne pas aimer l’automne et sa lumière ? |
30 septembre
Je ne sais pas comment dire les choses sans y laisser transparaître trop de craintes infondées, de subjectivité biaisée. J’ai toujours été relativement engagé politiquement, enseignant donc fatalement plutôt à gauche (même si la gangrène brune gagne même jusque dans nos rangs). J’ai toujours été relativement militant, à vouloir préserver mon statut, mon revenu, mais surtout les moyens alloués à l’école, aux enfants. Ce n’est pas un combat facile, car il faut être aveugle pour ne pas voir que la volonté de nos politiques est depuis longtemps de chercher à privatiser au maximum, derrière de jolis discours de façade suivis d’à peu près rien.
Bref, c’est dans ce contexte que je participe depuis au moins quinze ans aux grèves et manifestations de défense des services publics, et notamment ceux de l’éducation nationale. Et ces manifestations se sont toujours déroulées dans une ambiance, certes militante et parfois enfiévrée, mais globalement bonne enfant et sereine. Jusqu’à celle d’hier qui m’a laissée réellement perplexe. Pour la première fois, j’ai vu des forces de police en civil infiltrer, de manière grossière et pas franchement discrète, les rangs de certains syndicats et les provoquer par des petits gestes imbéciles (tirage de drapeau, légère bousculade). Une ambiance pesante et pleine d’une agressivité latente, c’était la première fois que je sentais que ça pouvait dégénérer avec tout l’arbitraire qu’on peut imaginer dans ce genre de situation.
À l’approche de l’échéance présidentielle et dans un contexte de diarrhée brune de plus en plus présente, j’y vois là un signal supplémentaire de cette radicalisation inquiétante et contre laquelle, selon moi, il faut lutter. Sur le terrain des idées, de l’universalité, de la solidarité, de la lutte contre les discriminations.
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| Le long du cortège. |
3 octobre
J’avais parlé de L’Usage des Armes il y a quelque temps, et maintenant que j’approche de la moitié du roman, je voulais refaire le point. Certains des lecteurs de mes écrits m’ont parfois reproché, à raison sûrement, d’écrire souvent des phrases trop longues (j’entends encore une tante me dire « Ne m’en veux pas […] essaie de raccourcir tes phrases ce qui apporterait à ton écrit plus de légereté et d’impact.. »). Que dire d’Iain Banks alors ? Parce que j’ai fini par rentrer dans le récit, par accepter d’être un peu perdu, notamment dans celui qui va à rebours. Mais je dois concéder que son style fait la part belle aux phrases longues, très longues, pleines de subordonnées, de digressions et qu’il faut un temps d’adaptation (ou alors, simplement, je ne m’attendais pas à ça). Tout ça pour dire qu’on peut tout à fait connaitre un certain succès avec ce type de phrase à rallonge (je ne compare pas l’aspect qualitatif, mais bien quantitatif).
Les marqueurs de science-fiction sentent bon les années quatre-vingt, comme ceux d’Asimov sont représentatifs des années 60-70, mais ça n’est pas gênant en soi. Je me laisse à présent porter et je trouve l’ensemble plutôt agréable et différent de mes lectures jusqu’à présent. Vu la taille de ma « Pile à lire » (ou « Pile de la honte »), je ne suis pas certain de m’investir dans le reste de son space opera (La Culture) mais je saurai enfin de quoi ça traite et à quoi ça ressemble.
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| Je vous le redemande ! |





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