Semi raté, demi fini et à moitié lu

 11 octobre

C’était censé être la conclusion d’une longue convalescence, ce ne sera finalement qu’une étape. Défaut de préparation : trop courte par rapport aux autres années, j’ai senti dès le cinquième kilomètre que ça allait être difficile. Le genou et la cheville ne sont même pas directement en cause. Non, c’est plus du côté du mental qu’il faut chercher une cause. Une préparation relativement sereine permet de préparer le corps, mais aussi la tête à fournir un effort constant sur vingt et un kilomètres, pendant plus de deux heures quand on a mon niveau plutôt moyen. Se confronter à une lente montée en charge, avec des sorties à quinze ou seize kilomètres permet de se préparer à courir longtemps, garder sa volonté pendant cette durée, sans vaciller. Je n’ai pas pu faire ça cette année et je l’ai payé ce matin.

Arrivé à quinze kilomètres, j’en étais plus à lutter contre moi qu’autre chose et j’ai marché. D’aucuns diraient que ce n’est pas si grave, je l’ai terminé in fine, j’ai recouru au bout de quelques minutes, mais quand on marche, c’est toute la confiance qui s’effondre. Les difficultés suivantes m’ont conduit à marcher à nouveau, deux fois de plus, pas longtemps, quelques mètres, mais la machine mentale est corrompue, l’échec est là. J’affiche mon plus mauvais temps sur semi (2 h 30 contre 2 h 16 au meilleur, il y a seulement deux ans). Un objectif est posé pour l’année prochaine. Douze mois pour consolider la machine et reconstruire la confiance, c’est largement faisable.


Le sas 1h50, c'était pour un démarrage en solitaire


14 octobre

J'entame enfin ce que je pense être la dernière ligne droite de la nouvelle en cours. Je suis toujours aussi investi, car très satisfait des idées qui viennent se surajouter à la trame globale en cours de production. Il y aura probablement de l'élagage à faire à la fin, mais les personnages se tiennent, l'histoire a pris la tournure et la dimension que je voulais. Elle a dépassé la centaine de pages, sortant définitivement du champ de la nouvelle, même si je fais toujours référence de cette manière (je crois que j'ai du mal avec le terme "novella"). J'ai hâte de pouvoir la proposer à la beta-lecture, les retours sont toujours précieux et très attendus.

Du côté de la lecture, j'approche de la fin de L'usage des armes et je commence à deviner, ou percevoir, ce vers quoi l’auteur se dirige. Mes premières craintes se sont envolées et j'espère avoir bien mémorisé ce qui se passait dans les premiers chapitres car je soupçonne que ça va m'être plus qu'utile.





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